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  Les premiers transports réfrigérés de carcasses à travers le monde datent de plus de 125 ans. Pourtant, aujourd’hui encore,
  les animaux doivent subir des transports sur de longues distances avant d’être abattus. Bovins, ovins, porcins et autres
  animaux “de ferme” sont transportés d’une région à une autre ou d’un pays à un autre sur des distances atteignant souvent
  des centaines ou même des milliers de kilomètres et leur voyage dure des heures, des jours, des semaines voire même des
  mois. Le chemin qui conduit à l’abattoir est, pour tous les animaux transportés, une nouvelle épreuve de stress et de
  souffrances. Blessures, privations, épidémies et, bien souvent, mort ponctuent leur trajet, en camion ou par bateau. Malgré
  les mesures législatives, la situation est loin de s’améliorer.

  Un accablant rapport d’inspection de l’Union européenne, datant de 2007 et relatif aux abattoirs français, fait état du ‘problème
  persistant du transport d’animaux inaptes’. Il est effrayant de constater, dans le rapport de cette mission, la présence de poils
  emmêlés sur un crochet et sur une chaîne dans un véhicule utilisé pour convoyer des animaux vers une installation d’abattage
  d’urgence, ce qui indique que ‘certains animaux ont été traînés sur ce véhicule’. En 2008, dans un abattoir français, des
  enquêteurs de One Voice ont filmé le triste calvaire de cochons qui boîtaient et qui étaient littéralement traînés vers leur mort. 

  La Fédération vétérinaire européenne recommande que les animaux soient « élevés aussi près que possible des installations
  dans lesquelles ils sont nés et abattus aussi près que possible du lieu de production. » Les conditions de transport sont telles 
  promiscuité, distances parcourues, durée- qu’elles sont en effet l’occasion de grande souffrances et de stress, favorisant le
  développement d’épidémies et entrainant la mort bien avant l’arrivée à destination. 

  Des distances et des durées démesurées

  Les animaux des fermes industrielles supportent de longues distances vers les lieux d’abattage, entassés dans des camions ou
  dans les cales de bateaux. Avec l’élargissement de l’Europe, les distances ont tendance à encore augmenter à l’intérieur de
  l’UE. Des bovins envoyés d’Australie vers l’Asie ou les pays du Moyen-Orient naviguent de 7 à 23 jours en mer. Ces animaux
  n’ont pas l’habitude d’être transportés ce qui provoque un stress énorme, la plupart du temps fatal aux plus vulnérables.

  Promiscuité et stress propices aux blessures et aux épidémies 

  Jetés, souvent avec brutalité, dans des remorques ou des cales, les animaux y sont entassés dans une promiscuité qui favorise
  les blessures et le développement de maladies. Quels qu’ils soient, les animaux sont confrontés à la faim, la soif, la peur, la
  détresse. Fractures, contusions, comme chez les poulets, viennent accentuer une situation de grande souffrance. Le stress est
  vecteur d’épidémies comme la diarrhée bovine, la peste porcine africaine, la maladie de Newcastle et la grippe aviaire. Dans un
  rapport de 2004, l’European Food Safety Authority indiquait « Divers facteurs de stress liés au transport… augmentent aussi la
  vulnérabilité vis-à-vis de l’infection chez les animaux transportés ainsi que la propagation d’agents infectieux chez les animaux
  déjà contaminés… » Des chercheurs de la Texas Tech University ont constaté qu’il suffisait de confiner des animaux dans des
  camions pendant 30 à 40 minutes pour que la concentration de salmonelles dans leurs excréments passe de 18 % à 46 % et
  qu’à l’arrivée à l’abattoir, le nombre d’animaux porteurs de salmonelles passe de 6 % à 89 %.

  La mort avant l’abattoir

  Mais nombre d’animaux n’arrivent pas vivants à l’abattoir. Les moutons et les brebis meurent de faim ne reconnaissant pas
  comme de la nourriture ce qui leur est servi pendant le voyage. Coup de chaleur, traumatisme et maladies respiratoires ont
  souvent raison des bovins. Les porcs sont sujets, entre autres, au Porcine Stress Syndrome qui peut engendrer des
  altérations physiques fatales… 

  Vers une dégradation de la situation

  Loin de s’améliorer, la situation semble vouer à la dégradation. Malgré la réglementation de 2005 (CE 1/2005), qui visait à
  protéger les animaux transportés, la FVE a constaté qu’il « n’y avait aucun signe d’amélioration du bien être des animaux…
  Des témoignages épisodiques indiquent même que les responsables des transports d’animaux ne respectent pas cette
  réglementation et, pire encore, que les conditions se sont même dégradées.» 

  La demande toujours croissante de viande entraînera par voie de conséquence une augmentation des transports dans des
  conditions appelées à se détériorer pour faire face aux critères de rentabilité. En 2000, 40 milliards de poulets ont été
  transportés à travers le monde. Qu’en sera-t-il lorsqu’il faudra transporter les 120 milliards d’animaux qu’on estime nécessaire
  à la consommation en 2050 ? 

  Seul un changement de nos comportements alimentaires permettra de mettre fin à une exploitation indigne, nuisible aux
  animaux, à notre santé et à la planète.

  Les animaux sont maintenus à l’étroit dans des camions et dans des navires, dans des conditions insalubres. Au cours des
  transferts, ils sont généralement traités avec brutalité, ce qui ajoute encore au stress et à l’épuisement qu’implique pour eux
  cette expérience qui n’a rien de naturel. Dans les camions comme dans les bateaux, les animaux, entassés, doivent subir des
  conditions de transport insalubres. Durant leur voyage, ils sont souvent traités avec brutalité, ce qui ajoute au stress et à
  l’épuisement qui caractérisent déjà une expérience qui n’est pas du tout naturelle pour eux.

  Leurs souffrances augmentent avec la durée du voyage,la faim, la soif, la frustration, la peur, l’inconfort, le stress et la
  maladie représentent parfois un coût terrible pour les animaux.

  Extrait du Rapport de One Voice « L’élevage, la viande : le désastre » – Octobre 2008

  En 2008, les enquêteurs de One Voice ont filmé 10 exemples de chargement et de déchargement d’animaux destinés aux
  abattoirs. Sur ces 10 exemples, deux seulement ont été considérés comme des cas de traitement “humain” des animaux.
  Les enquêteurs ont filmé sur les marchés, dans les abattoirs et dans un élevage. Ils ont été témoins de scènes au cours
  desquelles des employés ont crié après les animaux, leur ont donné des coups de pied, les ont frappés avec des bâtons ou
  à l’aide d’aiguillons électriques.

  Dans un élevage de dindes, les enquêteurs ont constaté qu’un nombre incalculable d’animaux étaient littéralement jetés
  dans des caisses de transport sur un chariot. ‘Il est très difficile de décrire avec des mots la cruauté des scènes dont nous
  avons été les témoins’, déclare l’un d’eux. ‘On peut difficilement imaginer la vitesse à laquelle ces animaux étaient jetés,
  poussés et entassés dans les caisses sur le chariot. En 15 ans d’enquêtes sous couverture, j’ai rarement assisté à un
  traitement des animaux aussi cruel.’

 

 

• Commentaires :

Le 6/10/2010, par Ania (mail) (www)

Je trouve aberrant un comportement semblable et souhaite que les mentalités changent!

Le 6/10/2010, par Ania (mail) (www)

Oui, la mort animal est à considérer très au sérieux.

Le 28/9/2010, par pascale (mail)

Oui c'est épouvantable mais que devons nous faire pour stopper tout celà?

Le 22/9/2010, par gautier (mail)

fakara t'ai lu c'est trop HORRIBLE TELLES CRUAUTées

 

  Chaque semaine, c’est près d’un milliard d’animaux que le genre humain tue pour leur viande. Ce chiffre colossal inclut près de
  900 millions de volailles, 17 millions de moutons et de chèvres, 24 millions de porcs et six millions de bovins. Une telle queue
  pour l’abattoir irait presque de la Terre à la Lune.

  Dans l’industrie de l’élevage et dans l’industrie alimentaire, cette conversion en masse des animaux en viande est désignée sous
  le terme de ‘traitement’. Mais pour One Voice, comme pour les éthologues qui étudient le comportement des animaux, tout
  animal “d’élevage” est un être sensible et très complexe, capable d’éprouver tout un ensemble de sentiments et d’émotions
  comme la douleur, la peur, le plaisir et la joie.

  En 2007, en France, environ 917 millions de volailles, 25 millions de porcs, 8 millions d’ovins, 5 millions de bovins, 1 million de
  caprins et 17 000 chevaux ont été abattus dans les 318 abattoirs français pour animaux de boucherie et dans les 1 520 abattoirs
  pour volailles. Alors que notre société de mangeurs de viande se satisfait du principe d’un abattage "humain", One Voice, dont
  les enquêteurs ont visité des abattoirs en France et ont témoigné des souffrances endurées par les animaux, sait pertinemment
  qu’il ne peut y avoir aucune ‘douceur’, aucune "compassion" et aucune "miséricorde" dans l’activité sanglante qui consiste à tuer
  des animaux pour leur viande.

  Nos enquêteurs ont constaté que les animaux recevaient parfois des coups de pied, des coups de bâton ou des coups de pique
  en leur présence, certains animaux ont dû être étourdis à deux ou trois reprises par des employés incompétents ; certains
  étaient conscients au moment où ils étaient égorgés et perdaient leur sang ; certains animaux étaient recroquevillés ou
  tremblants de terreur et essayaient de s’échapper, et des animaux malades ou infirmes étaient littéralement traînés vers la
  mort.

  One Voice remet en question le désir de viande du consommateur, à cause duquel des êtres sensibles souffrent de l’univers
  aliénant de l’abattoir avant d’être étourdis, tués et démembrés. L’espoir de One Voice est que de plus en plus de gens
  écouteront leur conscience, reconnaîtront le fait que ces animaux sont des êtres sensibles et choisiront de manger moins de
  viande ou de cesser d’en consommer. 

  One Voice demande à chacun de chercher à en savoir plus sur l’élevage, le transport et l’abattage des animaux. En guise de
  première étape, One Voice demande aux consommateurs de remettre en question cette croyance que l’abattage serait "humain".

  Les méthodes d’abattage

  L’abattage est généralement un processus en deux étapes, la première consistant à étourdir l’animal par diverses méthodes et
  la seconde à le ‘frapper’. Frapper l’animal signifie lui couper la gorge, ou bien, dans le cas des porcs et, dans un certain nombre
  d’abattoirs, des bovins, sectionner les vaisseaux sanguins du poitrail. Le coup est porté soit quand l’animal est allongé, soit quand
  il est pendu, accroché à un rail.

  Dans les pays de l’Union européenne, c’est la Directive 93/119/CEE du Conseil qui définit les normes en matière d’abattage.
  En règle générale, selon cette Directive, il faut veiller à épargner aux animaux ‘toute excitation, douleur ou souffrance évitable
  pendant l'acheminement, l'hébergement, l'immobilisation, l'étourdissement, l'abattage et la mise à mort’ et il est obligatoire
  ‘d'étourdir les animaux avant abattage ou de les mettre à mort instantanément’. Cette législation vise à assurer un abattage des
  animaux qui soit ‘humain’ et prévoit des exemptions pour les abattages rituels, dans le cadre desquels les animaux ne sont pas
  étourdis avant d’avoir la gorge tranchée.

  Le paradoxe d’un abattage humain

  Ces dernières années, des études scientifiques, des enquêtes et des inspections auprès des abattoirs, dans certains pays et
  notamment en France, ont donné lieu à de graves préoccupations concernant la souffrance des animaux au moment de leur
  abattage. En 2004, le Groupe scientifique sur la santé et le bien-être des animaux de l’Autorité européenne de sécurité des
  aliments (EFSA) a émis un avis dans lequel il était précisé ceci: Il n’existe pas de méthode idéale pour étourdir et mettre à
  mort des animaux de ferme dans le cadre de l’abattage commercial ou de la lutte contre les maladies, et il est donc nécessaire
  de choisir les procédures dont l’application correcte présente le plus d’avantages en termes de bien-être animal. Quelle que  
  soit la méthode, de mauvaises habitudes en augmentent les inconvénients.’ 

  Pourtant, si notre société veut continuer à manger des animaux, n’a-t-elle pas le devoir de faire en sorte que les animaux ne
  souffrent pas et que les méthodes d’étourdissement et d’abattage soient idéales? 

  Dans tout abattoir au sein de l’Union européenne, un vétérinaire est censé veiller à la protection des animaux au moment de
  leur abattage. En 2007, la Fédération des Vétérinaires d’Europe a inscrit dans ses propositions à la Commission européenne
  la déclaration suivante: ‘Le vétérinaire, en tant que défenseur de l’animal, a la responsabilité professionnelle et morale de veiller
  à ce que la priorité soit donnée au bien-être de l’animal par rapport aux exigences d’ordre commercial, financier ou de
  production, en d’autres termes, à ce que ce soit l’animal d’abord’ Cela n’a pas empêché qu’en 2008, la Commission
  européenne ne décide que les méthodes d’étourdissement dont les inconviénients en termes de souffrance des animaux sont
  reconnus continueront d’être utilisées ‘en l’absence d'autres solutions pratiques commercialement viables’.

  La notion d’abattage humain est donc un paradoxe. En théorie, l’idée que les animaux seraient tués avec ‘compassion’ et de
  façon ‘douce’ permet de tranquilliser les consciences. Dans la pratique, cependant, aucune mesure de protection ne mettra
  jamais fin à la peur, à la détresse, à la douleur et aux souffrances des animaux dans les abattoirs. Comme le vétérinaire
  Bill Swann (BVM&S MRCVS FRSA) l’explique à One Voice: "Tout système commercial d’abattage implique un coût en termes
  de conditions de traitement des animaux et dans la pratique, il est très difficile de respecter les normes désirées en la matière.
  Les systèmes automatisés de traitement des carcasses, qui fonctionnent à grande vitesse, obligent les employés à travailler
  “au rythme de la machine”, et bien trop souvent, le bien-être des animaux est sacrifié au nom de l’efficacité et du profit."

  Une société fondée sur la violence

  Dans un certain nombre des abattoirs qu’ils ont visités en 2007 et en 2008, les enquêteurs de One Voice ont filmé des employés
  qui criaient, tapaient les animaux, les frappaient et leur donnaient des coups de pied. Dans certains abattoirs, les employés
  avaient pris l’habitude de se livrer à de petits jeux sadiques, consistant par exemple à effrayer les cochons confinés dans des
  couloirs étroits en touchant les barres de fer qui les entourent avec un aiguillon électrique. Comme le montrent les images, le
  bruit et les étincelles que cela produit provoquent chez les animaux une panique visible. Dans d’autres abattoirs, selon un des
  enquêteurs, "les employés, sans être délibérément cruels ou violents, ne semblaient pas se rendre compte qu’ils avaient affaire
  à des animaux sensibles. La seule chose qui comptait pour eux était de travailler le plus vite possible."

  Des salaires insuffisants, un manque de formation, une supervision inadéquate et un manque d’implication, tous ces facteurs
  ont été cités comme raisons pour lesquelles les animaux ne sont pas traités comme ils devraient l’être dans les abattoirs.
  Cependant, d’après le vétérinaire Bill Swann, ‘le plus insidieux est que dans ces systèmes à débit rapide, les employés
  deviennent insensibles au fait que les animaux sont des êtres sensibles. L’habitude de voir des animaux paniqués ou abattus
  en grand nombre peut induire des réactions déshumanisées à leur souffrance et à leur douleur, comme cela a été observé chez
  les personnes qui ont l’habitude de travailler avec des animaux dans des laboratoires scientifiques.’ Comme l’admet Temple
  Grandin, professeur de zoologie à l’Université du Colorado et spécialiste de réputation mondiale de l’abattage des animaux,
  ‘Quand on traite des centaines d’animaux par jour, le risque de devenir insensible n’est pas mince. Il importe que les employés
  soient encadrés par une personne suffisamment solide pour leur servir de conscience.’

  One Voice demande à tous les consommateurs de viande de réfléchir à ce qu’impliquent pour la société leurs habitudes
  alimentaires, à savoir une violence exercée à chaque minute de la journée. Comme l’écrivait déjà un militant en 1897,
  ‘Personne ne peut manger la chair d’un animal abattu sans que soit intervenue la main d’un homme chargé d’abattre l’animal…
  pouvons-nous nous prétendre évolués si cette évolution passe par la brutalisation d’autres êtres, et si nous devons exiger que
  certains se montrent brutaux pour que nous puissions nous nourrir du résultat de leur brutalité? Nous ne pouvons pas nous
  dédouaner de la brutalité de cette industrie sous prétexte que nous n’y participons pas directement.

  Agrandir le cercle de notre compassion

  En France et dans les autres pays de l’Union européenne, la majorité de la population mange de la viande, mais il est   certain
  que les gens supposent que l’industrie de l’élevage et l’industrie alimentaire, ainsi que la loi, veillent  au respect des animaux
  durant leur transport et au moment de leur  abattage. Pourtant, la réalité est qu’en France, et sans aucun doute dans d’autres
  pays du monde, non seulement les abattoirs ne se conforment pas à des normes strictes en matière de protection des animaux,
  mais un grand nombre d’animaux souffrent.

  "Jusqu'à ce qu'il étende le cercle de sa compassion à toutes les créatures vivantes, l'homme lui-même ne trouvera pas la paix",
  écrivait Albert Schweitzer dans La philosophie de la civilisation. Dans son rapport de 2008 L’élevage, la viande: le désastre,
  One Voice a révélé les dégâts que l’envie de viande de l’humanité causait aux animaux, à la planète et à la population. Ce que
  montre ce rapport, c’est qu’il apparaît nettement d’après de nombreuses recherches scientifiques que la viande – comme
  d’autres aliments d’origine animale tels que le lait – fait partie des principales causes d’un certain nombre des pires maladies
  chroniques et mortelles d’aujourd’hui. On y prend aussi la mesure des dégâts effrayants que l’industrie de l’élevage provoque
  au niveau de la planète, depuis son rôle fondamental dans pratiquement toutes les crises écologiques jusqu’au changement
  climatique en passant par la déforestation. Ce rapport explique aussi que l’industrie de l’élevage représente un véritable pillage
  de la production agricole mondiale, utilisée pour permettre aux populations les plus riches d’avoir leur dose de hamburgers,
  de steaks et de morceaux de poulet, ce qui entraîne une hausse des prix des produits alimentaires et contribue à entretenir
  la famine dans les pays les plus pauvres. 

  Dans son rapport de 2009, One Voice rend compte de son enquête sur les abattoirs et révèle le prix terrible que paient les
  animaux dont on fait de la viande. À l’évidence, il est temps que les consommateurs écoutent leur conscience et élargissent le
  cercle de leur compassion.

  Neville Gregory, professeur de physiologie animale au Royal Veterinary College, à Londres, est un des plus grands spécialistes
  au monde en matière d’abattage. Il a fait partie du Comité scientifique vétérinaire de l’Union européenne et a été membre du
  Groupe du Conseil de l’Europe ayant rédigé un code de bonne conduite pour l’étourdissement et l’abattage.

  One Voice a envoyé au professeur Gregory trois séquences vidéo et lui a demandé de formuler ses observations sur les
  méthodes d’abattage utilisées avec un porc, un veau et un taureau. Le professeur Gregory a répondu que ‘dans les trois cas,
  les problèmes sont dus en partie à des carences au niveau de l’équipement ou de l’installation. Dans deux cas, les méthodes
  ne sont pas non plus appropriées.’ Voici sa description d’un de ces cas.

La mort d’un cochon

  ‘Le premier cochon a été tué alors qu’il était étourdi. Le second est ressorti du box de contention sans être étourdi. Il s’est enfui
  vers la zone d’égorgement, franchissant avec difficulté les barreaux surplombant le réseau d’écoulement du sang. Le responsable
  de la mise à mort a bloqué sa course à l’aide d’un tuyau d’arrosage.

   L’employé chargé d’étourdir les animaux a tenté de mettre le cochon à terre à l’aide de pinces électriques d’étourdissement.
  Sa première tentative a échoué et l’animal a reçu un choc électrique. À la seconde tentative, l’animal s’est sans doute effondré,
  mais cela ne se passait plus dans le champ de la caméra. Le dispositif électrique d’étourdissement a été à nouveau appliqué à
  l’animal à deux reprises alors qu’il était couché sur le côté, et apparemment, la seconde application a provoqué un cri bref.
  Cela peut laisser penser qu’il était sensible au début de l’opération. On peut voir sur la vidéo qu’à chacune des quatre applications
  du dispositif électrique, les électrodes n’étaient pas autour du cerveau de l’animal. 

   L’animal n’a pas montré des signes évidents de conscience au moment du coup de couteau.

  En conclusion, ce porc échappé du box n’a pas été pris en charge de façon satisfaisante. Il a subi au moins un choc électrique
  dans le cadre d’une tentative pour l’étourdir alors qu’il divaguait dans la zone où les porcs sont saignés. Ce choc doit avoir été
  douloureux. Les pinces à étourdir n’étaient pas appropriées dans une telle situation. En effet, il est difficile de placer ce type de
  pinces de telle sorte que les électrodes soient autour du cerveau alors que l’animal n’est pas immobilisé. Il faut que l’abattoir
  règle ce problème en mettant à la disposition du personnel un équipement d’étourdissement complémentaire plus approprié.’

 

 

• Commentaires :

Le 26/10/2010, par dominique (mail)

plus je regarde ces images ignoble et j'ai vraiment honte d'appartenir a cette race soit disant humaine. je suis suisse et dans mon pays le peuple a vote a 85% l'interdiction de ces coutumes barbares meme cetains abattoir donne des tranquilisant aux animaux avant l'abattage mais la meilleures solution est de plus manger de viande

Le 19/9/2010, par monty christiane (mail)

pourquoi laisser un message! ça ne sert à rien! tout continuera comme avant, on perd son temps! l'animal sera toujours le souffre douleur dans un monde pourri par l'humain!

Le 19/9/2010, par Adri

L'humain a besoin de consommer de la viande pour être en bonne santé et veiller à garder de bons muscles, l'humain est omnivore ne l'oublions pas, mais je suis d'accord avec vous, tout ça me répugne de plus en plus et hier, j'étais devant mon morceau de boeuf, et je ne suis pas arrivée à le manger…C'est malheureux, plus personne ne devrait consommer de viande et mettre en faillite tout ce commerce d'abattage, car ces animaux subissent l'enfer…et puis on s'étonne que notre morceau de viande est dur et sec, mais c'est normal, une viande provenant d'un animal apeuré et stressé n'est pas bonne!!! Qu'on arrête cette maltraitance et qu'on les abatte avec un peu plus "d'humanité"…Une balle dans la t^te, rapide simple et efficace, n'est-elle pas une meilleure option?? Ah non pardon, ça coûte trop cher…

Le 18/9/2010, par Laurianne

Moi non plus je ne mange plus de viande même si on me dis souvent que c'est complètement débile et que je suis débile de faire sa au moins j'ai ma conscience tranquille lorsque je regarde un animal et je peux leur dire haut et fort que je les respecte, les aimes profondément!!!!
A quand le steak de viande humaine?????

 

  Dans une forêt de Bali en Indonésie, un singe macaque à longue queue a adopté un chaton et il s'en occupe très bien.
  Ces images très rares ont été prises par une photographe amateur, Anne Young pendant ses vacances à la Monkey
  Forest Park, dans la région d'Ubud de Bali.

Cliquez sur les photos pour agrandir

   

    

 

 

• Commentaires :

Le 4/9/2010, par delf (mail)

rooooo! quelle tendresse! l'empathie est un sentiment de luxe pour les humains! (pas pour les animaux) « Je me sers des animaux pour instruire les hommes » (J.de la Fontaine) (il avait bien raison…continuons!)

Le 4/9/2010, par Marie-Noëlle

C'est carrément génial! Pas si bêtes, les bêtes!

Le 3/9/2010, par Gene (mail)

Beaucoup moins bêtes que les humains (de où qu'ils viennent) et surtout beaucoup plus tolérants !!! Prenons exemple…

Le 3/9/2010, par catpets

Nous avons encore beaucoup de choses à apprendre des animaux ! Nous avons la fâcheuse tendance de leur trouver des défauts qui ne sont qu'humains!!

 

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